Le paradoxe des infographiques

Le terme infographique est assez peu utilisé dans sa forme française, infographic est largement plus répandu. C’est une illustration esthétique de données quantitatives sur un sujet donné. La façon de faire, le trait, le dessin, voire le design, sont particulièrement marqués par l’air du temps. Ainsi vous reconnaîtrez un infographique au premier coup d’oeil et sans que ça ne pose le moindre problème d’interprétation.

consommation de pétrole Infographique quantifiant l'activité de blogueurIci deux exemples, dont l’esthétique transparaît au premier regard. C’est lisible, fluide, intéressant, et mine de rien ça représente beaucoup de travail. Les infographiques sont apparus il y a quelques années et sont principalement utilisés par les agence de communication et de marketing à des fins de faire-savoir et de mise en lumière du savoir-faire. C’est bien, c’est beau, c’est bosch!!

Infographiques et viralité

Mes premières découvertes d’infographiques portaient principalement sur les médiasInfographique tronqué sociaux, ces créations se répandaient et se répandent encore comme une traînée de poudre au sein de la blogosphère, social media addicted. Il n’est pas rare aujourd’hui d’en croiser plusieurs dans la journée, Twitter, Facebook, LinkedIn, Pinterest, personne n’est épargné, les infographiques sont partout, tout le temps et se propage à vitesse grand V, d’autant plus, s’ils sont riches en contenu de qualité et propulsés par une réalisation efficace. Aujourd’hui, les thématiques abordées sont plus diverses et touchent à toutes les industries ou problématiques, la production est donc particulièrement forte.

L’infographique enseigne, renseigne et profite du pouvoir d’attraction de l’image pour créer de la résonance sociale. Le problème est que, dans ce mouvement de mode qui consiste à mettre en lumière des données par une création assistée par ordinateur, la quantité de créations augmente particulièrement, ce qui a pour effet, à mon sens, de baisser la qualité et l’intérêt même de ces travaux.

Google veut pénaliser certains infographiques

Avant toute chose, il faut savoir que les images sur internet ne sont pas particulièrement favorisées par les moteurs de recherche. Impossible à lire et à décrypter par les robots à la base, les webmestres et édimestres doivent porter une attention particulière, au titre, aux attributs, à la légende ainsi qu’à la description afin que l’image prenne plus de corps lors du passage en revue du site web.

Ceci étant dit, le pouvoir viral des infographiques compense largement ce défaut initial. Le partage des articles, la création de centaines de liens redirigeant vers les pages proposant ces créations donnent bien du poids, du prestige et de la réputation, aux heureux blogueurs et webmestres les hébergeant.

Là, se tient le premier paradoxe de l’infographique, son potentiel en termes d’optimisation pour les moteurs de recherche est théoriquement assez mauvais, sa capacité à être partagé renforce l’optimisation pour les médias sociaux et donc en partie, le SEO (l’optimisation pour les moteurs de recherche) de l’article et du site proposant ce contenu.

Ce mois-ci, Matt Cutts de Google a laissé entendre que ces travaux pourraient faire l’objet d’une dépréciation. Je vous réfère pour cela à l’article Mort annoncée des infographies? issu du blogue de Vincent Abry. Ce sont les pourriels liés à ces réalisations, notamment les infographiques signifiés par du code HTML, la sur-optimisation des mots-clefs y étant adjoints, ainsi que les liens sortants, qui semblent l’objet du mécontentement du représentant de Google et ce même si le référencement de ces infographiques est somme toute peu performant. Dans ce cadre, toutes les créas ne seraient pas visées, mais une guerre s’annonce tout de même contre cette nouvelle forme de présentation de l’information et l’optimisation qui en est faite.

Je ne dirais pas que c’est dommage car je fais partie des gens assez lassés de voir défiler ces illustrations mais si Google nous empêche de renseigner le contenu d’une image alors même que l’internaute en est particulièrement friand, il y a là une problématique assez importante et un deuxième paradoxe majeur lié à notre sujet du jour.

Allons! Pour finir je vous propose de visionner cette très beau travail issue des 10 meilleurs infographies selon hubspot.com, manquerait juste l’intégration des infographiques comme nouveau médium en toute fin de pamphlet! :)

histoire du marketing en infographique et en anglais par hubspot.com