Comment trouver un job dans le marketing à Montréal : trucs et astuces

Pas facile de savoir par où commencer. Ça se travaille. Il est normal d’être quelque peu désorienté face à l’ampleur de la tâche. Trouver un emploi dans le marketing à Montréal quand on débarque de France ou d’ailleurs, c’est pas simple, et il faut bien le dire, tout le monde n’y arrive pas.

Choc culturel, lacune, inexpérience au Canada, décrocher l’emploi de ses rêves, dans ce qu’on présente de l’autre côté de l’Atlantique comme un El Dorado, se gagne avec préparation, volonté, ouverture et certainement un peu de chance.

Vous êtes aventureux, vous avez décidé de découvrir un nouveau monde, une nouvelle culture et tout ce que votre cerveau ne compte pas de reptilien est dédié à cette magnifique fonction, comprendre votre prochain. Dans ce cas, vous allez y arriver!

Dans cet article :

  • le chiffre à retenir sur le marché du travail au Québec
  • les différentes pistes de prospection
    • piges
    • sites d’annonces spécialisés
    • réseautage
    • Linkedin
    • candidatures spontanées
    • recruteurs et agences de placement
    • révision du CV
    • La maîtrise de l’anglais
    • Les offices qui vous aideront (stage à la recherche d’emploi, gratuit)
    • Les conseils de 3 super-recruteurs spécialisés dans votre domaine qui vous livreront un truc sur la recherche d’emploi dans le webmarketing, le marketing et les TI à Montréal pour 2013.
  • Une petite mise en garde

C’est-tu pas beautiful ça?

Le bouquin qui m’a particulièrement aider à préparer l’immigration: S’installer et travailler au Québec 2013-2014

LE CHIFFRE SUR LE MARCHÉ DE L’EMPLOI

le chiffre 80 sur fond bleuOn peut trouver des dizaines de raisons pour expliquer ce chiffre, une culture anglo-saxonne et nord américaine, un marché du travail particulièrement libre, un système de publication d’annonces coûteux… On ne fera pas d’analyse, c’est en tout cas un fait :  80% du marché de l’emploi est caché.

Seuls 20% des postes à pourvoir sont publiés. Il s’agira donc de répondre de manière ciblée et qualitative au 20% de l’iceberg et de multiplier les chances d’en découvrir la partie immergée.  Pour les chiffres 2013 sur les TI, consultez : >>> Emploi TI Québec

LES PIGES :

Si ce n’est pas la solution idéale pour qui débarque en PVT avec l’intention de rester, la pige peut se révéler très intéressante, que ce soit en termes de rémunération ou simplement d’acquisition d’expérience, car on vous le répétera sans cesse l’expérience canadienne est essentielle pour trouver un emploi. Je conseillerais particulièrement 2 sites spécialisés.

  1. Agent solo
  2. L’entremetteuse

Trois plateformes, pour une belle quantité d’offres. Il vous faudra bien préparer votre identité virtuelle, que ce soit par un compte LinkedIn comportant des références, un portfolio en ligne et les comptes richement renseignés de ces 3 espaces. Il s’agira aussi d’assurer le suivi de vos candidatures pour multiplier vos chances.

LES SITES D’EMPLOIS SPÉCIALISÉS EN MARKETING :

Ici encore 3 plateformes incontournables pour tous les marketers, de nombreuses offres y sont publiées, malheureusement toutes ne sont pas pertinentes.

Les grands groupes ont un mode de recrutement assez hermétique.

L’impossibilité d’assurer le suivi de ses candidatures fait qu’il est, à mon sens, peu pertinent de postuler à ces offres dans le cadre de la recherche d’une première expérience canadienne à moins d’un CV hors-norme­s.

Les PME sont un objectif bien plus réaliste, tout en privilégiant la personnalisation et la qualité dans toutes vos démarches.

  1. Isarta
  2. Grenier de l’emploi
  3. infopresse.com
  4. Espresso-jobs

LE RÉSEAUTAGE

Particulièrement ancré dans la culture montréalaise, le réseautage permet comme son nom l’indique de se faire un réseau, de collectionner quelques cartes ainsi que d’améliorer sa réputation.

Je vous invite à lire ce précédent article : réseautage d’affaires à Montréal. Vous trouverez quelques pistes d’investigation en fonction de vos ressources et vos cibles : Les chambres de commerces, les CDEC (les résidents permanents pourront accéder à leurs offres), les sites web proposant des rencontres de réseautage (meet-upeventbrite).

Pensez à participer à une association, une activité de groupe correspondant à votre goût afin de faire grandir votre réseau. Magenda et 20vin20 proposent aussi des activités de réseautage abordables et régulières. Sur Facebook vous devriez aussi trouver quelques groupes Momentum proposant du réseautage.

Le réseau est capital à moyen et long termes pour le développement de votre carrière. Portez attention aux personnes rencontrées, essayez si c’est dans votre champ d’actions possibles, de les aider, la perche pourrait vous être tendue en retour.

LINKEDIN

À prononcer [linktin], si possible :). LinkedIn, le réseau social par excellence en Amérique du nord et plus généralement à l’extérieur de la France, est un incontournable pour être vu, chassé, trouvé et se faire une e-reputation béton.

Rendez-vous compte, près d’1 millions de Québécois, 8 millions de canadiens! Un lieu virtuel d’une richesse sans égale.

Sans parler des  centaines de forums de discussion par lesquels transitent certaines offres, tout comme les offres d’emplois rédigées par les entreprises sur le réseau lui-même.

Attention, Linkedin est extrêmement qualitatif, mettez vous en contact légitimement, personnalisez vos messages pour chaque invitation, privilégiez les affiliations par groupe, entreprise et formation, bannissez les invitations et les messages automatiques.

Commencez à discuter et intervenir. Le retour du bâton? Passer pour un spammeur, partager de l’information peu pertinente, etc.

Vous devez vous montrer et vous mettre en scène comme une référence dans votre domaine en essayant de produire une plus value  pour tous les posts, les commentaires, les sujets que vous aurez à produire. Diversifiez vos publications afin de ne pas tanner vos suiveurs.

CANDIDATURE SPONTANÉE

Directement sur le site de l’agence ou de l’entreprise, oui monsieur! Les compagnies ne s’engagent pas nécessairement dans de grandes démarches pour recruter, mais beaucoup sont à la recherche de personnel ou de profils (onglet carrière sur les sites web).

Vous y découvrirez de nombreuses annonces. Il m’est arrivé d’obtenir un entretien grâce à une recherche sur Google sur le type d’emploi que je cherchais en utilisant les filtres à disposition (les outils de recherche, date, géolocalisation et guillemets), tombant sur une offre d’emploi publiée nulle part ailleurs, j’ai rapidement bénéficié d’un entretien.

  1. Google
  2. agenceswebduquebec.com

LE RECRUTEUR, L’AGENCE DE PLACEMENT

C’est dur de trouver un bon candidat, ça prend du temps, de l’argent, on a pas toujours les ressources spécialisées pour recruter la perle rare et déterminer s’il y a un « fit ».

C’est dans ce cadre, qu’une grande partie des entreprises fait appel aux agences de recrutements spécialisées. Le recruteur sera votre meilleur allié, il est votre lettre de présentation, votre chargé de suivi, bref s’il vous juge comme le candidat idéal soyez sûr qu’il fera tout pour vous vendre auprès de l’employeur.

C’est une figure incontournable qu’il vous faudra faire en sorte de rencontrer et de séduire… On le trouve en « réseautant » sur LinkedIn ou en personne, en s’inscrivant sur les sites des agences et en appelant pour un rendez-vous.

Attention néanmoins, les recruteurs possèdent des bases de données monstrueuses, il faut donc entretenir votre relation avec eux, retours sur vos candidatures, vos applications, etc. Suivis réguliers de vos démarches, recherches et résultats, o-bli-ga-toires :).

  1. Cyril Moreau, jeune recruteur français, il passe ses journées à chasser les profils sur tous les réseaux. Extrêmement performant, il a acquis plus 4000 contacts en une année de travail. (cyrilmoreau.com, Facebook, Twitter), il oeuvre pour KINESSOR et se spécialise en TI. Vous aviez besoin de connexions?
  2. Mélanie Girard, vice-présidente de L’ENTREMETTEUSE (Facebook, Twitter), agence de recrutement spécialisée dans le webmarketing. Sans doute l’agence de recrutement la plus branchée, à l’image de marque la plus travaillée, les recrutés sont aux petits soins. Vous allez être séduits, inscrivez-vous sur son site en ligne!
  3. Line Basbous, dynamique, entraînante, versatile, elle travaille pour la nouvelle division de RANDSTAD Marketing (Twitter) elle informe régulièrement sa communauté des offres qui lui parviennent. Incontournable!

Suivez ces personnes, suivez leurs comptes, présentez-vous. Et n’oubliez pas : la personnalisation et la qualité de vos communications sont primordiales. Retrouvez leurs conseils en fin d’article!

LE CV

Vous avez un ami graphiste qui peut mettre en lumière votre image de marque par le biais d’un CV stylé et photoshopé? Allez-y, ça pourrait faire la différence dans les agences. On ne vous demande pas un CV de graphiste, il faut rester dans le cadre de votre spécialisation, mais un CV avec un peu de lumière fera pas mal la job pour vous démarquer.

De mon expérience, je n’ai vu que très peu de CVs réellement travaillés autour d’un concept et à moins d’être un pur technicien (programmeur), tout emploi nécessitant de la créativité, et ils sont nombreux dans ce domaine, devrait mettre à l’index une capacité à la mise en scène de soi.

Le CV à la Nord américaine :

  1. Un profil, quelques lignes sur vos objectifs, vos qualités principales, vos motivations en haut de votre CV afin de permettre une mise en abîme rapide de votre profil
  2. 2 pages minimum
  3. Vos références (prix, etc.)
  4. Expérience et formation évidemment
  5. Aucune mention de votre âge, pas de photographie
  6. Pas d’adresse électronique autre que .ca ou .com (bannir les .fr, celui qui recevra votre CV ne rentrera pas consciemment dans ces considérations mais un .fr n’implique pas nécessairement un envie de s’intégrer et marque irrémédiablement votre origine même si le reste du CV le précisera)
  7. Si vous arrivez à dégoter un numéro de téléphone en 514 plutôt que 438, cela masquera un petit peu votre arrivée récente. Les compagnies à faible coût ne vous offriront que des 438 (dernier indicatif de Montréal, par faute de numéros disponibles)
  8. Pas d’anglicisme. On n’est pas manager, community manager, jenesaispasquoi manager, mais bien gestionnaire
  9. Adaptez votre CV aux normes orthographiques québécoises (office québécois de la langue française), ponctuation (espaces), mots (blogue, courriel, etc.), pensez aussi aux accents et aux cédilles pour les majuscules!!!

APPRENDRE L’ANGLAIS À MONTRÉAL

La question ne se pose pas vraiment, un niveau bon niveau de compréhension est nécessaire dans les entreprises francophones et si vous aurez peut-être droit à votre chance, la maîtrise de l’anglais reste un point essentiel et vous permettra d’appliquer à l’ensemble de l’offre.

Concernant les plus grandes entreprises et les entreprises dirigées par les anglophones, c’est obligatoire. Dès que l’entreprise traite avec les autres provinces, le reste de l’Amérique ou avec la clientèle québécoise anglophone, l’anglais est la langue de travail.

On comprend aussi très bien que dans le cadre d’un emploi de gestionnaire, la capacité d’argumentation et de présentation exige un minimum d’aptitude.

Sans ouvrir le débat, car on trouvera toujours des exemples de gens du vieux monde ayant trouver un job dans le marketing à Montréal sans maîtriser la langue de Shakespeare, le plus important est de savoir converser, voici quelques pistes :

  1. www.conversationexchange.com Gratuit, trouvez un binôme qui veut apprendre le français et commencer à parler.
  2. www.meetup.com/FrenchEnglishMontreal Gratuit, un groupe que pour ma part je n’ai pas essayé, il vous permettra de réseauter tout en travaillant votre anglais, le problème est sans doute le déficit d’anglophones natifs.
  3. Janet Chalmers, Cours de conversation. Pour ma part, j’ai cherché un moment la solution pour travailler l’anglais sans trop de contrainte. À 16$ le cours, avec des séances organisées via Skype, vous avez, à un prix abordable, le meilleur des mondes. Pas de transport, le meilleur prix en ville et une personne très agréable pour vous faire la conversation, le tout avec une qualité remarquable.
  4. Habiter dans les quartiers anglophones. Le Mile-end est un bon compromis pour qui voudrait ne pas trop s’éloigner du coeur de Montréal. Bien que d’un point de vue éthique je ne conseillerai pas de favoriser l’usage de l’anglais dans la ville de Montréal, habiter un quartier anglophone et parler en anglais à toute personne vous abordant dans cette langue est un bon point pour progresser.
  5. Intégrer une association anglophone quelle soit sociale, culturelle ou sportive.

LES OFFICES QUI VOUS AIDERONT

En tant que nouvel arrivant, résident permanent ou pvtiste, certains organismes se proposent de vous prendre en charge dans le cadre de petits stages de formation. Accès au web, à l’imprimante et surtout une présentation complète sur le marché du travail! N’oubliez pas de visiter :

  1. La CITIM (Clef pour l’intégration au travail des migrants) un stage de 3 jours gratuit pour les PVTISTES.
  2. OFII (Office Français de l’immigration et de l’intégration)

LES CONSEILS DES PROFESSIONNELS

Et de moi… :

 « Développez votre e-réputation. Comptes sociaux, portfolio, site web personnel, contrôlez votre image et faites vous recommander, ciblez des petites et moyennes entreprises, sautez sur la première opportunité et laissez tomber vos revendications salariales, vous aurez tout le temps de négocier une fois votre première expérience acquise. »

Line Basbous, @RANDSTAD :

« Disons qu’à mon sens, une bonne recherche d’emploi commence par le fait d’avoir une bonne compréhension de son marché mais aussi de la valeur de sa candidature dans son domaine. Tout dépendant des attentes professionnelles des candidats, il s’agit de profiter de la période de recherche pour améliorer ou acquérir de nouvelles compétences afin d’offrir un profil plus complet au recruteur. Les jeunes professionnels désirant œuvrer en marketing devraient aussi explorer les options liées au marketing en ligne, étant donné les tendances et les besoins actuels et à venir des entreprises. Nous suggérons fortement aux candidats intéressés à se renseigner sur les compétences techniques requises et de développer lesdites compétences notamment en référencement, en gestion de campagnes directes par courriel (email blasts) et sur les campagnes intégrées et virales sur les médias sociaux. Un atout considérable serait la maîtrise du SEO et du PPC. Il y a présentement une pénurie de profils qualifiés avec cette expertise sur le marché. Pour les nouveaux arrivants, mon conseil : mettez-vous à l’anglais! C’est définitivement un critère déterminant pour aller de l’avant auprès des entreprises montréalaises. Nombre de mes candidats se souviennent aussi surement de mon discours lors des entrevues : ‘’n’attendez pas la fin de votre PVT pour lancer votre résidence permanente!’’ Ce papier en main vous ouvrira plus facilement les portes des employeurs frileux de s’engager auprès d’un candidat dont la ‘’durée de vie’’ sur le territoire est limitée. »

Cyril Moreau, @CYRILMOREAU

« Pour 2013 je conseillerais plus que jamais aux candidats de persévérer et d’effectuer des suivis réguliers de leurs candidatures, la réussite est au bout. Plus généralement l’adaptation à la société canadienne sera un élément essentiel de votre réussite. Préparez votre CV pour le Québec et le Canada, travaillez votre anglais, cultivez votre réseau. Certains secteurs sont particulièrement en pénurie et suivant l’emploi recherché les chances de succès seront fondamentalement différentes. Un programmeur .NET trouvera avec une facilité déconcertante quand il faudra faire preuve d’une grande force de persévérance si vous oeuvrez dans des domaines plus créatifs et où le bilinguisme est nécessaire. Contrairement à la France, votre personnalité prendra souvent le dessus sur votre séniorité, montrez votre envie à votre recruteur et vous aurez franchi un grand pas vers l’embauche. »

Mélanie Girard, @LENTREMETTEUSE

« Je conseille à tous les nouveaux arrivants d’obtenir le plus rapidement possible une première expérience. C’est vraiment cette première expérience qui fait la différence pour les employeurs d’ici. Le plus simple est d’offrir vos services pour un contrat ou un stage. Les entreprises sont toujours un peu frileuses d’embaucher de façon permanente une personne qui n’a jamais travaillé ici. Offrir vos services démontre votre débrouillardise et votre intérêt. Et souvent, cette expérience débouche sur une embauche ou au moins sur d’excellentes références. À vous de prouver que vous êtes indispensable pour cette entreprise. Un autre conseil est de vous faire connaître rapidement dans votre secteur d’activités. Impliquez-vous dans l’industrie qui vous intéresse. Pour les gens spécialisés en communication-marketing, plusieurs événements sont organisés et votre aide sera toujours la bienvenue. Ces événements sont souvent dispendieux, aider est une façon pour vous d’être sur place pour vous faire des contacts, sans avoir à débourser. Plusieurs organismes sans but lucratif mettent sur pied une panoplie d’activités professionnelles tout au long de l’année : communicationmarketing.org, le-bec.org, aapq.ca, amrq.com, sqprp.ca, institutdelevenement.com, etc. Et il y a aussi infopresse.com qui organise des événements et des formations. Finalement, ne manquez pas les 5@7 gratuits de lentremetteuse. Ils se déroulent trois fois par année, il suffit de réserver sa place. L’entremetteuse, recrutement de talents temporaires et permanents en communication vous permet d’afficher gratuitement votre profil sur sa vitrine. Les employeurs et clients peuvent ainsi vous contacter directement pour vous offrir des contrats. Vous pouvez vous inscrire à titre de pigiste (freelance) et/ou de candidat (employé). Vous recevrez ainsi les alertes-emplois pour les contrats et postes dans votre secteur. Nous avons aussi développé notre propre application mobile : http://www.lentremetteuse.com/mobile.php« 

MISE EN GARDE

Ne faites pas votre maudit Français! Est..!

bande dessinée représentant un maudit françaisVoilà un idéal-type assez facile à décrire. Il existe une forte représentation sociale nommée « maudit français », elle correspond plus ou  moins aux défauts majeurs relevés à l’extérieur de la France et généralement attribués aux « Français » par la communauté internationale, mais pour vous donner une image nettement plus percutante :

Le « maudit français » est au Québec, ce que le parigot est aux régions de France (on parle ici d’idéal-type et non de réalité). Arrogant, ego-centré, ethno-centré, bref imbuvable, faisant de tout ce qui n’est pas Paris, « la » province, cet archétype parisianiste correspond pas mal au maudit français d’icitte.

Références perpétuelles à la France, imposition du système de valeurs, remarques désobligeantes sur la langue et incapacité à relativiser, manque d’humilité, retards, diction forte et rapide, anglicismes non utilisés à Montréal, impolitesse, esprit critique disproportionné…

On pourrait étirer la liste, il faut en tout cas s’éloigner de ces traits négatifs lors de vos entretiens et vos rencontres et peut-être user de l’imaginaire positif véhiculé par la France, culture, créativité, progressisme, romantisme, capacité d’argumentation (attention l’oral est roi ici, les cousins ont bien de l’avance là-dessus)…

On reste là dans la description de types idéaux qu’on ne retrouve pas dans la réalité. Néanmoins vous serez peut-être confronté à ces représentations qu’elles soient positives ou négatives. Mais pour résumer, comme dirait Fernandel, n’oubliez pas qu’ici c’est vous qui avez de l’accent, il faut donc apprendre à déplacer le centre du monde et votre système de valeurs de votre région à votre lieu d’accueil, Montréal.

…….

Vous avez parcouru, voire lu cet article et vous êtes rendu jusqu’à la fin, félicitations, j’en attendais pas tant. N’hésitez pas à le partager à toute personne de votre entourage qui pourrait être intéressée, n’hésitez pas non plus à nous faire part de votre expérience dans les commentaires et faites nous part des éventuels manques afin d’améliorer cet article et qu’il serve au plus grand nombre.

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